Jazz et folie improvisées sur papier [Poèmes en Prose]

Poèmes en prose

Panne d’inspiration cette semaine

Dorénavant, ma punition en cas de page blanche sur une semaine complète sera de vous offrir 2 à 3 pages de mon futur livre Mortel Tandem. Qui va très vite, si je continue ainsi, devenir gratuit (Rire). Les 3 textes qui vont suivre ont été écrit en improvisation totale d’un seul jet. Je vous l’accorde, c’est la seule performance de ces trois délires de poèmes en prose.

Définition de poèmes en prose

Les poèmes en prose sont un style littéraire poétique qui ne font pas appellent aux mêmes techniques de rimes que les textes plus traditionnels de la poésie, mais au contraire utilisent des figures de style poétiques beaucoup plus libre. Les rimes, les vers et les pieds ne sont donc plus une contrainte pour l’auteur.

Jazz et voyage [Poèmes en Prose I]

Je me laisse bercer par des notes noires et blanches. Le jazz me permet d’écrire en rythme et m’inspire pour des mots voyageurs sans censures. Je navigue sur une mer sage remplie de sirènes qui ont du dévouement pour mon pénis. Je glisse sur une vague infinie, elle est belle et si douce cette écume. Mon cap est incertain sur une brise du matin.  Je prends les devants pour une mélodie envoûtante et vertigineuse. 

Laissez-vous aller, il fait frais, c’est divin. Profitez de la nage, débarrassez-vous de la rage, elle n’est qu’une simple page tournée vers un passé accidenté et oublié. Je vous ordonne de vous détendre en musique et prose. Non, je ne vous oblige à rien finalement. Faites ce qu’il vous semble juste ou injuste. Vice et vertu forment une paire câline, un équilibre mental sans failles.

Second acte, le naufrage de votre navire, échoué sur une île déserte. Votre seul ami ? Le son des oiseaux marins et des noix de coco qui tombent sur un sol sablonneux. Pas de couteau, pas d’ennemi, c’est bientôt la fin de votre vie que vous avez tant désirez. Peut-être allez-vous faire une rencontre ? Pas celle qui est attendue, la surprise vous excite. Vous vous endormez à la belle étoile.

Le réveil est choquant, l’eau bouillante vous a retiré de votre rêve sexuel. De sublimes Déesses démoniaques et bandantes sont autour de vous. Elles chantent en cœurs des mots que vous ne comprenez pas. La scène est horrible puisqu’elles vont vous faire cuire puis vous bouffer, vous déguster. 

Votre agitation naturelle renverse la chauffe-gamelle géante improvisée et cela agace fortement vos fins gourmets. Avec le reste de vos forces, vous courrez comme jamais en direction d’une plage où les coraux déchiquètent vos pieds libérant suffisamment de sang pour alerter les requins qu’un festin, non loin, se prépare.

Ces poissons maudits se délectent de votre chair déshydratée pourtant tendre. 

Vous ne regrettez rien, vous êtes enfin mort.

Folie et furieuse folie [Poèmes en Prose II]

Poèmes en prose

Soleil de plomb, je suis en nage, la moiteur va me plonger dans un bain de sueur. Les fous vont me rendre encore plus cinglé, je suis à bout. Rester tranquillement à distance raisonnable de ma personne où résonne une alerte meurtrière « attention humain méchant ». Vous vous frottez à un monstre d’été en plein délire malsain. J’écris cette prose sans aucune rime, du moins j’essaye, le tout en musique satirique qui se contredit avec une mélodie relaxante empirique et expérimentale. Merde ! Une rime (ou plusieurs) s’est glissée sur ce papier brouillon d’improvisations sans cul ni tête. 

Changement de décors, d’instruments et de musiciens, c’est un peu brutal, mais cela n’est pas si grave. Après tout, c’est automatiquement non désiré et impromptu comme bévue. Suivez-moi ou pas, je m’en fous, car je suis complètement dingue, frappadingue, quadruplé d’un foldingue, zinzin, toqué, fêlé.

Encore plus fort, la timbale de cette note noire tribale m’excite, m’incite à toujours plus de bordel textuel. Je joue avec les mots, je triche avec les phrases et je nique avec la critique qui pique. Toujours dans le crime, je lime et aiguise ma lame qui vous coupera la cime de votre tronc.

Ah ! Nouvel air ! Ère nouvelle ! Je m’accroche à ce flow et je décroche de cette bitte d’amarrage mon amiral. Un mirage sur le cap, une anomalie me détournent de mon objectif.

Redémarrage sur une autre ligne de train voyageur, je contemple le blé et le maïs qui défilent sur un son violent avec violons aux alentours.

Au loin me guette une rythmique qui gicle, des couleurs acides et toniques. Je prends votre mâle malin en évidence et le sectionne en rondelles !

Je perds le la, égare le si, je vis l’ennui telle une torture qui me nargue la nuit et le jour, putain ! Là, je sauve le mi ! S’emmerder, ce n’est vraiment pas le pied. Écrire de la merde pour passer l’été, tuer le temps sur un ton très monotone. Je veux du changement sans latence et pense que l’errance musicale me bercera comme une sainte balance.

Je reprends sur des vers aux pas militaires.
Mais que faire ?
Pour que la perfection persévère
Ou perd ses vers
Quand la paire sévère
De claque, remonte les pendules pour un mouvement pendulaire.
Que jaillissent les mots avec ou sans rimes de non-sens satirisés.
Je n’oblige personne de penser à mal de ce tas de style improvisé.

Angoisses et idées noires [Poèmes en Prose III]

Poèmes en prose

Je vous ai tant désiré, sans angoisses et idées noires, mes douces amies. Pour un flirt, avec vous, j’aurais donné ma poudre de perlimpinpin aux anges, gardiens de ma stabilité. Ce soir, je veux faire le grand saut, bandes de salops ! Je ne sais même plus à qui vendre mon âme, avec quoi me pendre. Fendre la carotide de ce corps fétide et meurtri pour que le sang coule, coule et saoule mes esprits de gauche à droite et de droite à gauche. Je vous vois ! Je vous subis !Voici ma récompense de trop vous avoir demandé et attendu, mes nobles fées. J’ai mal, arrêtez tout, j’ai mal, oubliez-moi ! Je suis pourtant à cent gouttes de vous ! 

Vous me pourrissez ! Vous me tordez de douleurs, je deviens fou, j’ai envie de vous, sans tous ces loups autour de moi qui vont me rendre complètement folle ! Je deviens folle, telle une nonne, qui vit son premier orgasme de maux, rouge sang ! S’il vous plait !

Arrêtez tout, maintenant, c’est un ordre ! Je vous l’ordonne expressément ! Ou je me tranche littéralement !

Vous n’êtes que deux moins que rien et vous ne valez pas plus cher qu’une poule aux œufs de bronze ! Bandes de premières catins dépucelées par le premier valet puceau de mes songes !

Je vous méprise, je ne vous tolère plus, il faut vraiment penser à vous retirer de moi, mes très chères catins.

Putain, j’ai mal, ne voyez-vous pas ma souffrance ? Ne ressentez-vous pas mon mal-être ? J’ai le thorax perforé par mes angoisses, je me roule par terre d’agonie. J’ai l’esprit noirci, obscurci, ramolli, pourri, meurtri par vos sbires. 

Pitié, arrêtez, arrêtez, arrêtez tout ! Maintenant et tout de suite, je veux que tout cela ne soit qu’oubli, je vous demande, par la présente d’en terminer avec moi ! 

Mes dieux ! Mes déesses ? Où êtes-vous ?  Qui êtes-vous ? Êtes-vous mort ? Alors, répondez ! 

Me voilà faire le rouleau de printemps, d’été, d’automne et d’hiver, à terre. Je roule et je m’agite comme un toxicomane qui n’a pas sa dose d’héroïne, si maline, si féline. Je veux ma dose de benzodiazépine, de quétiapine, de cocaïne, même coupée à l’aspirine. Mettez  toutes ces substances en poudre, que je les aspire avec mes narines pour ne plus me relever, me réveiller.

Mon doux malin, mal honnête, faites de moi votre proie prioritaire. Prenez mon âme en échange d’un seul instant, même très court, de répit. Je veux souffler ! Espèce rare d’enculé ! comprends-tu ? Raclure de latrine ! Allez ! Va te faire foutre par Dieux ! Oh ton gode ! Oh ton gode ! Oh ton gode ! Oh ton gode ! Tu m’as trigaudée !

Foutez-moi la paix ! C’est le jour de paye ! Je vais fêter mes douleurs avec du sang qui va jaillir de ma carotide rigide ! Voulez-vous gouter à mon nectar ce soir ? Je vous l’offre contre un moment de répit ? Je vous donne même en mariage mes deux plus belles putains de nuit ou de jour. Elles connaissent très bien l’amour ! Je vous le garantis sur facture écrite de ma plus belle plume. 

Humez mon rouge, comme il est bon ce tanin du matin. Contemplez-vous la couleur de ce bonheur offert par mes libérateurs ?

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