Enfant maltraité : La mère et le fils ou L’enfant et son bourreau

Enfant maltraité

La mère et le fils (Enfant maltraité)

Depuis cet éternel mortel tandem duquel
Le bâtiment de guerre refait enfin surface
Nombreuses sont les traces de sang qui s’effacent
De tous ces maux de mère j’aurai encore fait d’elle

Une dame noire remplie de maux rouges sur papier
Je déclenche cette vague d’encre qui va la couler
La faucheuse présente, le Très-Haut va la juger
Brulez-la dans mon enfer ! Elle l’a bien cherché !

Au commencement la catin dans le quartier
Elle pratiquait pour bien nourrir son protégé
A perdu la tête, sur mon bras elle a gravé
De ses dents cassées, elle restera à jamais

Dans mon cœur amer de sel qui brule mon aile
Les traces de coups sur le cuir d’amour charnel
Tombent telles des lames sur une de mes plus belles
Robe de couleur tombe et de dentelle Cybèle

Ô ce bourreau qui m’a toujours aimé battu
Ces nuits barbares, hagardes, demeurent vieilles et si perdues
De deux fois mort reste ce tandem mortel amer
Le fils et la mère de terre réhabitent la mer

La vie sale n’est faite que de séquelles mortelles crasses
Et dans un triste vide mental égal à l’espace
Le bâtiment de guerre refait enfin surface
Le bâtiment de guerre refait enfin surface

L’enfant et son bourreau (Enfant maltraité)

Un monde virtuel créé de toutes pièces par l’esprit d’un enfant, pour oublier son bourreau, sa mère. Ce môme c’est moi. Je suis Lionel Belarbi, auteur de nouvelles, de poésies, de témoignages et de rêves.

Âgé de huit hivers, je me suis rendu à l’évidence ; ma génitrice est folle et je subis sa médiocrité humaine en continu. Je me rappelle ce temps où j’essuyais des coups de balai dans la tête plusieurs fois par semaine.

L’ultra-violence orchestrée ! Une musique agressive pour étouffer mes cris de douleur. Je hurlais à la mort quand les coups pleuvaient telles des cordes d’acier sur mon dos. 

Le premier traumatisme maternel est toujours présent à mon esprit. Un jour de Mardi gras où ma mère m’apprenait à cuisiner des crêpes au goût de sang. En désirant faire de mon mieux, j’ai eu l’indélicatesse, et sans le vouloir, de faire couler de la pâte sur la moquette aux couleurs de l’espoir. La correction fut terrible, mon bourreau haineux, comme une chienne enragée m’a mordu le bras gauche jusqu’à l’os. 

Le deuxième traumatisme maternel, encore plus intense, a bien failli me tuer. Pour m’apprendre l’heure, ma mère n’a rien trouvé de plus violent. Ce monstre m’a attaché les mains et les pieds pour me fouetter avec un martinet en cuir, et ce, jusqu’à l’obtention complète de mon certificat d’apprentissage de l’heure romaine. 

Le troisième traumatisme ? Dormir dans la cage d’escalier en hiver quand ma mère me dégageait de l’appartement. 

Le quatrième traumatisme, être réveillé à coups de balai en pleine nuit, car j’avais certainement fait une grave bêtise qui méritait une telle correction. Ne pas avoir rangé mes jouets par exemple. 

Le cinquième traumatisme fut le sommeil forcé la nuit avec un sédatif pour enfant, j’ai nommé le sirop NOPRON. J’en raffolais, car il avait un doux goût sucré, et mon bourreau adorait tripler les doses.

Dernier et sixième traumatisme, la perte à mes 14 ans de la femme que j’aimais le plus. Je rentrais de l’école afin de déjeuner à la maison, pour y découvrir ma mère, enfin allongée et sans vie, sur la moquette aux couleurs de l’espoir.

 Merci mère ! merci mère, pour votre disparition…

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